{"id":371,"date":"2012-07-07T21:36:00","date_gmt":"2012-07-07T19:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/journal.tellthem.be\/?p=371"},"modified":"2025-11-24T21:38:55","modified_gmt":"2025-11-24T20:38:55","slug":"et-si-tout-commencait-ici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/journal.tellthem.be\/index.php\/2012\/07\/07\/et-si-tout-commencait-ici\/","title":{"rendered":"Et si tout commencait ici"},"content":{"rendered":"\n<p>Il y a des gens qui ne peuvent se poser des questions, ils doivent survivre. Des gens se r\u00e9veillent avec un parent mort, une soeur viol\u00e9e, perdent leur femme ou leur mari, perdent un fils suicid\u00e9. Des chocs \u00e9motionnels titan\u00e8sques, sismiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Moi, j&rsquo;ai une maison, \u00e0 la campagne, grande, avec de l&rsquo;aide financi\u00e8re de mes parents, j&rsquo;ai un travail qui me laisse \u00e9norm\u00e9ment de temps libre et me rends un salaire moyen mais confortable; Je suis en couple avec une gentille jeune fille, mignonne et attentionn\u00e9e, serviable et proche des enfants, dr\u00f4le \u00e0 ses moments, sensuels \u00e0 ses autres, belle parfois.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai une voiture, 2 moto, 2 parents en vie, un fr\u00e8re, deux beaux fr\u00e8re, je manie le crayon et la photo avec un certaine adresse et ma plume peut s&rsquo;av\u00e9rer agr\u00e9able \u00e0 lire, voire touchante.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une for\u00eat magnifique, luxuriante par p\u00e9riodes de pluie. Une foret qui fait vibrer par ses d\u00e9tours de beaut\u00e9. J&rsquo;aime&nbsp;l&rsquo;\u00e9treindre&nbsp;de mes pas, laisser son air me caresser les narines et p\u00e9n\u00e9trer mon corps de sa puret\u00e9 et sa vivacit\u00e9. J&rsquo;aime ses mousses, ses&nbsp;gramin\u00e9es, ses odeurs de pin et ses bouleaux rouges.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne suis pas moche, j&rsquo;ai de l&rsquo;adresse et de l&rsquo;intelligence dans ce que je fais. Le mauvais sort semble s&rsquo;\u00eatre d\u00e9tourn\u00e9 de moi et la malchance ou les mauvaises aventures ne jalonnent plus mon chemin.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai cette douleur qui m&rsquo;a fait cr\u00e9er ce blog. Une douleur qui serait peut-\u00eatre le commencement, la douleur de la naissance, d&rsquo;une naissance. Une vive douleur\u00a0inexplicable, incommunicable.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vois ce grand amour, celui qui empli d&rsquo;assurance vis-\u00e0-vis du choix de l&rsquo;autre. Quand on rencontre <em>enfin<\/em>\u00a0l&rsquo;\u00eatre convoit\u00e9, celui qui met en lumi\u00e8re ma vie. Un \u00eatre qui r\u00e9v\u00e8le le meilleur en moi, qui me m\u00e8ne vers le haut, vers le beau, le vrai, le sensible. Un \u00eatre qui me donne l&rsquo;envie de donner, l&rsquo;envie d&rsquo;aimer, l&rsquo;envie de tendre la main vers le risque, l&rsquo;inconnu, le vibrant. Car cet \u00eatre re\u00e7ois toute ma confiance, toute mon approbation, re\u00e7ois mon <em>entier<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Se donner entier \u00e0 l&rsquo;autre, briller de cette connexion, vibrer de ce tout petit monde qui englobe le tout. Aimer l&rsquo;autre sans jamais rencontrer la d\u00e9ception, l&rsquo;ennui, l&rsquo;exasp\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9ception de voir l&rsquo;autre s&#8217;emporter dans des passions sans fond, des mot sans peau, sans os. La d\u00e9ception de la voir se perdre avec&nbsp;entrain&nbsp;dans des r\u00e9actions sans fonds, fait de clich\u00e9s r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. Voir la banalit\u00e9 du grand nombre la voiler dans ses habits de mouvements inhabit\u00e9s. Voir le charme d\u00e9truit par des mots r\u00e9flexes, l&rsquo;\u00e9motion bannie de ces temples du bruit des mots.<\/p>\n\n\n\n<p>A continuer, il est tard.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a des gens qui ne peuvent se poser des questions, ils doivent survivre. Des gens se r\u00e9veillent avec un parent mort, une soeur viol\u00e9e, perdent leur femme ou leur mari, perdent un fils suicid\u00e9. Des chocs \u00e9motionnels titan\u00e8sques, sismiques. 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